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Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog du fc metz et la vous allez découvrir tout ces secrets...de sa naissance a nos jours...je vous souhaite une bonne visite...de lachez vos commentaires et a bientôt...

# Posté le mercredi 03 janvier 2007 16:09

Modifié le mardi 22 juillet 2008 06:26

1932-1936==>1ere partie

1932-1936==>1ere partie
Grenat est blanc: la naissance du club
La naissance du FC Metz remonte à 1932, et a été déterminée par la rivalité de deux clubs amateurs aussi dissemblables qu'antagonistes : le CAM (Cercle Athlétique Messin), club de l'élite messine aux gros moyens financiers, et l'ASM (Association Sportive Messine) club plus modeste, d'ouvriers et d'employés. Le siège du premier, présidé par Maurice Michaux, se trouvait rue Serpenoise; entraînés par Emile Feigel les athlètes de bonne famille jouaient en grenat et utilisaient avant août 1923 le terrain situé rue de Verdun, à l'emplacement de l'actuelle église Sainte-Thérèse puis après cette date le stade de l'île Saint Symphorien.
Le second, moins huppé, présidé par Jacques Bloch, avait son siège au Café Central, Place d'Armes. Ses joueurs évoluaient en blanc, au stade du Ban Saint Martin, leur entraîneur était l'autrichien Willy Steyskal. ASM et CAM se retrouvaient régulièrement pour des rencontres où rivalité sportive et lutte des classes étaient le prétexte à toutes les passions.
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# Posté le mercredi 03 janvier 2007 16:10

Modifié le jeudi 04 janvier 2007 09:47

1932-1936==>2eme partie

1932-1936==>2eme partie
les debuts rofessionnels
Au début des années 1930, le professionnalisme fait son apparition dans le football. La FFFA (fédération française de football association) autorise enfin les clubs à s'attacher les services de joueurs rémunérés. Un club comme l'ASM ne peut plus rivaliser avec le CAM qui rejoint le championnat professionnel en avril 1932. En effet, en adhérant dès le 15 avril 1932 au GCA, (Groupement des clubs autorisés), Le CAM, qui prend la dénomination de Football Club de Metz s'engage dans le premier championnat de France professionnel ce qui fait du FC Metz un des authentiques pionniers du football professionnel en France.
L'inscription auprès du GCA de la Fédération Française de Football, autorise le CAM à rémunérer ses joueurs, mais en réalité, il faut bien le reconnaître, nos footballeurs messins, en ces années trente, sont encore des "semi-pros" car tous ou presque exercent encore un métier : Charles Fosset est ajusteur à la base aérienne militaire de Metz-Frescaty, Charles Kappe, le gardien vedette est quant à lui cordonnier à Thionville. Le CAM, devenu, nous l'avons vu, le Football Club de Metz, est présidé par Jules Cocheteux, et dirigé par un comité comptant dans ses rangs Raymond Herlory, futur et légendaire président du club. Le FC Metz se montre très actif sur le marché des transferts et recrute les deux attaquants vedettes de l'ASM : Maurice Hippert et Albert Rorhbacher ainsi que le défenseur Paul Thomas. Le règlement d'alors stipule en effet qu'un club professionnel ne peut recruter que trois joueurs issus d'un club amateur.Le FC METZ conserve 4 éléments clés que sont les Autrichiens André, Hauswirth, Freyberger et Sold et s'appuie sur de solides joueurs locaux et régionaux. Il dispute le 11 septembre 1932 à Saint Symphorien sa première rencontre "pro" contre le stade Rennais (1-2).
Le public de Saint-Symphorien attendra le 16 octobre 1932 pour saluer la première victoire officielle en championnat des grenats contre Montpellier (2-1). Malheureusement l'apprentissage du professionnalisme est délicat pour le club qui termine 9ème et avant-dernier du groupe B.Relégué en seconde division, les messins se classent 5èmes à l'issue de la saison 1933/1934 (à 4 points du Red Star), mais retrouvent l'élite la saison suivante après avoir été couronnés champion de D2 devant l'US Valenciennes-Auzin. Durant cette saison 1934/1935, le club prend pour des raisons juridiques le nom de CSM (Cercle des Sports de Metz). En effet, cette appellation, issue de la fusion CAM - FCM - ASM du 22 juin 1933, est mise en pratique lors des Assemblées Générales extraordinaires des 24 juillet et 4 août 1934 ; mais elle est abandonnée dès la saison suivante (à la suite d'une cascade de malentendus terminés par un procès monstre et retentissant pour l'époque, procès qui déchaîna les passions les plus virulentes) pour retrouver l'appellation qui ne quittera plus le club : Football Club de Metz.
Lors de la saison 1935-1936, après la démission du Président Bierlin, le FC Metz évolue sous l'égide du Président Raymond Herlory, un lorrain fier de sa région et plein d'ambitions pour son club. Dès sa prise de pouvoir, il affirme d'entrée de jeu, ses grandes qualités et les quelques défauts qui l'ont rendu fameux : volonté, astuce, flair, courage, irritabilité et ladrerie maladives. Décrit par les journalistes sportifs de l'époque, comme un "Arpagon semblant souffrir de quelque mal d'argent inguérissable qui agite son épaule gauche d'un tic convulsif", il est aussi loué pour "son flair de maquignon qui lui permet de repérer le joueur à recruter et l'occasion à saisir tout de suite".Son fidèle bras droit est Paul Thomas, ancien joueur du club, détenteur de la toute première licence professionnelle de football jamais délivrée en France, reconverti en administrateur hors pair en raison de vilaines blessures au genou et à la cheville. Sous l'impulsion de ces deux hommes, les résultats du club vont crescendo : 11ème place en 35/36, 7ème place la saison suivante, à 6 points du champion, l'Olympique de Marseille. Paul Thomas se transforme même à l' occasion en recruteur; son plus célèbre "coup" restera à jamais dans l'histoire du club comme étant la venue du néerlandais Bep Bakhuys.
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# Posté le mercredi 03 janvier 2007 16:23

1937-1938

1937-1938
L'affaire Bakhuys
Le fabuleux Bep Bakhuys, surnommé l'homme aux grandes oreilles en raison de sa petite tête ornée de deux grandes oreilles, est aussi connu et admiré que le sera son compatriote Johan Cruyff 30 ans plus tard. Doté d'une frappe phénoménale, d'un sens du but, il peut frapper dans toutes les positions de 30 ou 40 mètres, marque ou fait marquer...Disqualifié par sa fédération pour "amateurisme marron", "Bep" est à la recherche d'une aventure à l'étranger. De nombreux clubs européens sont sur les rangs. Dès qu'il en est averti, Paul Thomas saute dans le premier train en partance pour les Pays-Bas et persuade le buteur hollandais d'embarquer avec femme et bagages pour METZ ! Au FC Metz personne n'est au courant, pas même le Président Herlory avertit par Paul Thomas par téléphone de leur arrivée. Le 3 septembre 1937, par le train de 6 heures, Bep Bakhuys pose le pied en gare de Metz et quelques heures plus tard est officiellement engagé par le club messin.
Hélas, un épisode surprenant pour l'époque vient troubler cette arrivée magistrale : quelques mois auparavant Bep a signé un contrat d'engagement - non légalisé - avec le Stade de Reims. Sanctionné par la FFF, Bep Bakhuys en est réduit à disputer avec la réserve "pro" du FC METZ une série de matchs amicaux contre des équipes françaises et étrangères. Cela lui permet de garder toute sa condition physique et d'entretenir sa technique, sa puissance de feu ainsi que sa légendaire vision du jeu. Jules Rimet, président de la FFF, qui donnera son nom à la Coupe du Monde, a tranché : Bep Bakhuys pourrait jouer dès le 1er janvier 1938 avec l'équipe première en championnat de Division 1, mais pas en Coupe de France.
Malheureusement Bep Bakhuys ne participe pas aux premiers moments de gloire d'un FC Metz conquérant, parti à l'assaut de la capitale pour une rencontre au sommet : la Finale de la Coupe de France 1938 ! Ils affrontent le 8 mai 1938 le grand Olympique de Marseille, déjà lauréat de 4 trophées. Coachés par l'anglais Ted Maghner, considéré à l'époque comme un des meilleurs entraîneurs du monde, les grenats ont accompli des exploits pour parvenir à l'ultime stade de la compétition. Après avoir battu Reims (5-0) en 1/16èmes de Finale, battu Roubaix en 1/8èmes (2-1), expédié Cannes (3-0) en quarts, et bataillé contre Fives (1-0 ap), les messins allaient affronter l'armada de l'OM menée par Aznar - Kohut.
Devant 30 000 spectateurs (dont 3000 Lorrains et le Président de la République Albert Lebrun, lorrain également), au Parc des Princes, se produit un événement sportif que seul le football est capable d'enfanter. Metz est frustré d'un pénalty flagrant (accordé puis refusé - suite aux pressions marseillaises - par l'arbitre alsacien M. Munsch), puis est affligé d'un but litigieux en prolongations, que Charles Fosset dans un sursaut farouche et désespéré, a cependant annulé sur la ligne de but...en renvoyant la balle de la tête. Furieux, les spectateurs parisiens et les 5000 lorrains prennent fait et cause pour les messins et font pleuvoir, en averse écarlate, des centaines de petits coussins rouges loués au public pour son confort personnel. La défaite est glorieuse mais les yeux sont bien rouges en cette soirée de mai 1938, et la tristesse se dispute à la colère...
Pendant une semaine au cinéma Palace de Metz sera repassé le film du match, ce film témoin et impartial qui prouve indubitablement la bonne foi des joueurs messins et l'incompétence notoire de l'arbitre dépassé par ce grand événement. Le Républicain Lorrain de l'époque titre même ironiquement le lendemain dans les devises du jour : " Dans le doute, abstiens toi ! " et " Mieux vaut un résultat honorable qu'une victoire boiteuse ". Il faudra attendre 46 ans avant que Dame Coupe ne sourie aux joueurs messins. Mais loin du simple résultat sportif, qui se doute qu'en cette belle journée ensoleillée de printemps, le club vit là les derniers moments d'un futur bien sombre, tandis que s'annonce sur l'Europe les nuages noirs de la seconde guerre mondiale ?
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# Posté le mercredi 03 janvier 2007 16:27

1940

1940
Saison sportive de guerre
Après avoir été amputé d'une partie de ses effectifs professionnels (Roger Flucklinger, Nicolas Hibst, Marcel Marchal...) qui ont été mobilisés en septembre 1939 sous le drapeau du célèbre 162ème RI de Metz, (champion de France militaire 1937-1938) pour être dirigés sur Laval; le FC Metz, reconstitué et renforcé, participe jusque Mai 1940 à une série de matchs amicaux disputés entre les meilleurs éléments régionaux des armées françaises et britanniques stationnées en Moselle. C'est ainsi que le club messin, qui joue tantôt sous la dénomination FC Metz renforcé, Entente du FC Metz, ou encore de sélection messine ou sélection française aligne différentes équipes au cours d'une saison dite "saison sportive de guerre".

La guerre
En juillet et août 1940, le retour des jeunes lorrains démobilisés ou renvoyés dans leurs foyers permet d'envisager une reprise du football pour la saison 1940-1941. La rentrée à Metz de la presque totalité des joueurs professionnels a également permis à une poignée de dirigeants et à l'entraîneur Peter Fabian de reconstituter le club qui prend, du fait de l'occupation allemande, la dénomination de F.V Metz (Fussbal-Verein Metz). Rattachés à une ligue allemande du Gau Westmark réunissant la Sarre, le Palatinat et le sud de la Rhénanie, les différents clubs de Moselle annexée disputent un championnat régional pour les uns, interrégional pour les autres, le FV Metz est également appelé à disputer le "Tschammerpokal", la Coupe nationale d'Allemagne.
Pendant cette longue période d'humiliation, le FC Metz survit dans une sorte de léthargie dont il ne sort que l'espace de quelques victoires sur les équipes allemandes et au cours desquelles chaque "Allez Metz" est en réalité un "Vive la France" et une manière de résister face à l'envahisseur et son entreprise de nazification. Lui, ce cher FC Metz, qui a tant donné à l'équipe de France (Charles Zehren, Charles Fosset, Marcel Marchal, Ignace, Aimé Nuic), est réduit à servir de faire-valoir à une cause qu'il abhorre ! De nombreux joueurs professionnels, soit pour des raisons professionnelles ou familiales, soit sous la menace de l'incorporation de force dans l'armée allemande ou pour les plus jeunes dans le STO, doivent fuir et passer clandestinement la " frontière ". C'est le cas notamment, pour Antoine Gorius, Nicolas Hibst, Jean Lauer, qui se réfugient à Saint Etienne ou pour Emile Veinante qui rejoint Paris.
Des apports nouveaux et des renforts permettent de colmater les brèches et c'est ainsi qu'au FV Metz les retours de Jean Blaschek, de Bep Bakhuys, Tito Lorenzini, Willy Steibel pour ne citer qu'eux, permettent d'assurer la continuité de l'équipe messine.
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# Posté le jeudi 04 janvier 2007 05:03